MARTINIQUE, TERRE! ARRIVÉE SPORTIVE AU MARIN

Vers 2 heures du matin, j’ai pris mon quart avec Sébastien. Je regarde le ciel, je mets le ciré ou non ? Il fait tellement bon que je décide de barrer en T-shirt… erreur !

Le vent va commencer à grimper dans les nœuds surtout sous les grains et la mer grossir.

A 3 heures du mat, je me prends mon premier grain tropical.

Un gros nuage noir arrive, la température chute immédiatement, la pluie tombe et le vent passe immédiatement à 30 nœuds. En 10 secondes, je suis trempé et c’est rodéo à la barre. Manue, Martin et Julien viennent me rejoindre.

Le bateau percute une vague qui déferle au niveau de l’étrave et avale tout le bateau jusqu’à moi. Trempé de chez Trempé. Voilà 3 fois que Martin se faisait tremper par moi involontairement. Les grains vont s’enchaîner et le vent va enfin basculer au Nord-Est, ce qui nous aide.

Manue va vivre pendant 15 minutes, avec Julien, un grain “ blanc ” où la pluie tombe à l’horizontale sous forme de grosses gouttes avec un vent à 40 nœuds. Ils réussiront à deux à mettre le second ris.
Finalement, nous apercevrons la terre vers 5 heures du matin et l’arrivée sur Le Marin se fera par 35 nœuds de vent et 2 mètres de creux. Manu relayera Luc à la barre, fatigué par ses 2 heures de barre.

Nous devons être extrêmement vigilants car il y a beaucoup de filets dans la passe et à l’entrée du chenal. C’est l’anarchie, bienvenue aux Antilles.

Le chenal du Marin nous fait passer loin de la plage des Salines (superbe plage de sable blanc et cocotiers) et de la mangrove.

Et là, au poste à essence, nous retrouvons Zouk dont nous étions sans nouvelles depuis 3 jours. Ils sont arrivés hier soir.

En faisant le plein du bateau, nous nous apercevons que le moteur aura consommé à peine 3 litres à l’heure.
Le service du port nous place sur un ponton, Manu range Alizé et nous posons le pied sur la terre à 10 heures du matin.

Yannick pourra finalement prendre son avion à temps.

Aussitôt amarré, nous nous activons à nettoyer et ranger le bateau sous un soleil de plomb et avant le coucher du soleil : 17 h 30.

Il y a du boulot car le bateau est un peu “sale” notamment sous les planchers.
Nous allons passer 6 heures à tout faire et en suant comme des bœufs.
Tout l’équipage est au travail avec plus ou moins d’engagement.

Zouk nous propose de dîner ensemble dans une paillote sur la plage où l’on sert des acras, brochettes de lambi (coquillage), chatrou (pieuvre) et du planteur.

A minuit, tout le monde dort au bateau sauf Julien et Martin qui sont partis à Saint-Pierre.

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