MOTIVES POUR ARRIVER AUX SAINTES

031229-TERREDEBAS-GUADELOUPE-OUTDOOR-TDMNaviguer le long de la Basse-Terre peut se révéler pénible car les vents dominants Est ou Nord-Est ne passent pas les montagnes; il n’y a pas de vent pendant 20 milles sauf à s’éloigner des côtes. Par chance, le vent est de Nord et c’est exceptionnel ! Lever à 6 heures et départ à 7 h 30.

Les grains successifs lèvent une houle et un shore break important.
Le départ sera très chaud !

Le shore break atteint 2 mètres, la plage est très pentue et les vagues claquent violemment.

Un Antillais passe, il nous conseille sur l’endroit où partir.
Roland et Vincent nous aident à positionner le bateau près de l’eau et je compte les vagues dans ma tête.

Pendant la manœuvre, je pousse le bateau dans l’eau, crie à Manue “allez monte ”, une vague déferle. Je me retrouve sous l’eau mais toujours accroché au cata, Manue s’est fait bien secouer. Je crie à nouveau de monter car une vague arrive. Elle exécute sans vraiment comprendre ce qui lui est arrivé. Deux coups de pagaie et un peu de vent, nous sommes à l’abri.

Roland et Vincent sont restés figés car ils ne pensaient pas que je serais parti immédiatement.  Quelques minutes plus tard, ils subiront le même sort au niveau de la lessiveuse !

Cap sur les Saintes soit 35 milles, même si on doit arriver de nuit. Les Saintes, c’est un rêve. On entend tellement parler de cet endroit.
Une solution de repli a été prévue au cas où.

Nous traçons bien, les 25 premiers milles seront faits en 2 heures et demie.
Arrivée au canal des Saintes, réputé pour sa houle croisée, son courant et ses coups de vents… Nous avons une belle pétole qui nous vaut 1 heure de pagaie.
Le courant nous déporte sur le Mexique; nous sommes obligés de faire marche arrière. Eole entend nos cris et la machine à risée s’amorce.
Nous traverserons le canal avec un vent de 10 nœuds.
En guise d’accueil aux Saintes, Eole nous donne 15 nœuds de vent.

A 16 heures, nous beachons sur la plage de Terre de Bas, une île sauvage, loin des touristes.

Le vent forcit, nous plantons notre tente. Avec la tente BOA de chez Coleman, nous sommes confiants car elle est autoportante.
Le soir, on dîne chez Eugennette : accras, poisson grillé, chatou (pieuvre), lambis et flan coco avec du rhum passion.
A 20 h 30, nous dormons.

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