San Pedro – Rando à cheval dans la Vallée de la Luna

Il est 9 heures, nous (les 2 Manus + Alix) sommes dans le 4×4 de Juan, le guide équestre. Direction son ranch où nous attend un petit déjeuner. Manue enfile le pantalon de cow-boy, et moi les chapps de façon à limiter les frottements. Juan est un Indien atacameño. Ses ancêtres ont toujours vécu ici. A 31 ans, il dirige un ranch d’une vingtaine de chevaux pour la randonnée. Il est en train d’entraîner un de ses poulains pour le rodéo.

Dès l’âge de 3 ans, ses chevaux travaillent déjà. Ce sont des criollo, une race chilienne puissante. Manu montera Negro, un cheval de 3 ans. Il est très sensible à la pression des jambes et aux rênes. Un amour…
Manue montera Pouilla, une jument tranquille, qui en est à son sixième poulain. Le dernier, âgé de 6 mois, nous accompagnera. Sa selle de forme purement chilienne (un fauteuil !) Alix n’aimait pas car elle ne se sentait pas libre…

Nous commençons par une partie plate afin de se familiariser aux chevaux. Le poulain, n’arrête pas de venir et revenir. Seuls les hennissements de la mère le ramènent. Au bout d’une demi-heure, on est dans le désert.
J’ai cru que la première pente, très sablonneuse et très pentue, allait être fatale pour mon cheval, car Negro a stoppé son élan à plusieurs reprises. Il souffrait, le pauvre. J’ai failli descendre pour le porter sur mon dos !

En haut, Juan fait une pause pour ses chevaux. J’ai voulu donner de l’eau à mon cheval mais Alix (propriétaire des chevaux) a refusé car j’allais le frustrer (cela boit 30 litres et non une poignée). On commence à alterner canyons et immenses étendues de terres idéales pour les galops.
La chaleur monte de plus en plus, on n’est pas loin des 35 degrés.

Au fil du chemin, je m’inquiète pour Negro car il fait des petits pas. Est-il blessé?Juan l’essaye et l’ausculte, mais rien. En fait, il a un coup au moral car je suis en dernière position. C’est un leader, non un suiveur. C’est pas écrit sur son front, quoi ! On fait une pause dans la Vallée de la Lune au décor de folie. Immenses dunes de sables, avec ses météorites formant des canyons. Les touristes viennent ici le soir, pour voir le coucher du soleil, car la vue est à 360 degrés. Pipo, le chien de Juan, n’arrête pas de creuser dans le sable pour en trouver de plus frais. Quand il est épuisé, il fait du cheval sur la selle de Juan. Au moment de la pause, il fait plus de 40 degrés et pas d’ombre. Le poulain pendant la pause, tète sa mère. Il fait le bougre à force de courir dans tous les sens ! Le sable à cet endroit est très fin et gris. Quand on marche, on s’enfonce jusqu’au mollet. Pour finir, on fait une série de petits galops… histoire d’enlever le sable. Manue a passé une excellente journée, pas mal pour une seconde fois ! Un grand merci à Alix qui nous a accueillis dans sa rando de 12 jours.

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