San Pedro de Atacama – Tentative du volcan Lascar… 5 200 m

Il est 6 heures du matin, Marcelo et son équipe viennent nous chercher en fourgon directement à l’hôtel. Après 1/2 heure de route, nous entamons la piste. Les lamas et les mules nous accueillent.

La piste s’enfonce dans la montagne. Déjà, on aperçoit le volcan Lascar bien enneigé et entouré de nuages. Avec Manue, on se regarde. On croise les doigts pour la suite de notre trek.

L’ascension du volcan se fera par la face Est. On doit pour cela contourner des montagnes et prendre des pistes qui se ressemblent toutes. Heureusement, Christian, guide de montagne, connaît bien le chemin, raison pour laquelle Marcelo l’a pris. Petit déjeuner au bord d’une lagune au pied du volcan. Le fourgon commence à patiner du fait de la neige. Nous devrons continuer à pied afin d’atteindre le point de départ qui se situe à 4 200 m. Il est 9 heures. Il fait super froid et il y a beaucoup de vent.
Chacun a pris ses feuilles de coca. L’ascension se fait dans la neige, près de 30 cm. A notre droite, la montagne d’Argent car elle se pare de couleurs métalliques comme de l’argent, avec le soleil. Nous sommes encadrés, en plus de Marcelo, par 3 autres personnes (Carlos, Jesus et Christian) qui gardent un œil constant sur nous. Chaque pas se fait avec la même régularité. On avance doucement mais sûrement, car ici l’altitude se fait sentir à chaque fois que l’on fait le moindre effort. Le froid et le manque d’oxygène saisissent notre respiration. Le vent tente de nous faire tomber.
L’altitude a aussi pour effet de faire fonctionner les reins énormément…
Après chaque pause pipi, on doit boire. Vers 4 900 m, Manue commence à vouloir dormir. Cela fait 4 heures que l’on marche. A chaque pas, elle doit lutter contre le sommeil. Marcelo finira par prendre la décision de la faire redescendre. Elle se trouve à 400 m du cratère et à 5 000 m d’altitude.
Tarzan continuera 20 minutes de plus et stoppera à son tour à 200 m du sommet (soit 5 000 m) car il a mal à la tête et ce malgré l’aspirine.

On peut comprendre l’immense déception que peuvent avoir des alpinistes quand ils doivent stopper si près du but. On était émus tous les deux, mais en montagne, il n’y a pas de place pour l’héroïsme. On pensait avoir recours à l’oxygène pour continuer, mais en fait, il sert uniquement en cas d’urgence, C’est une bombonne ni plus ni moins. On aurait dû poser plus de questions quand on a dit oui pour ce trek. Le soir, Carlos nous invite ainsi que toute l’équipe chez lui pour une parilla (bbq). Carlos nous a gravé un cd avec des vidéos de l’ascension et des photos. A bientôt, sacré Lascar !

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