La Paz – La Route de la Mort en VTT

Rendez-vous à 7 h 30 à l’agence pour prendre casques, gants et protections contre la pluie.  Ça ne rigole pas !

Après 1 heure de bus depuis La Paz, on arrive sur la Cumbre (col) situé à 4.600 m, le point de départ de notre aventure. On s’équipe, on règle les VTT, des Trecks pour ceux qui connaissent.

En fait, la Route de la Mort commence réellement 14 km plus bas. La première partie, c’est 14 km de bitume tout en descente dans un paysage de montagnes. Parfois, on rentre dans les nuages pour en ressortir 300 m plus bas.

Manu s’engage dans la descente à fond; il a arraché les freins pour aller plus vite !

Tiens, un poste de police. Ils contrôlent tout le monde pour la drogue. On descend de vélo, un sourire de part et d’autre et on repart.

Le bitume s’efface pour laisser place à la terre et aux cailloux. La Route de la Mort commence réellement ici. Le guide nous fait un briefing car la route est très dangereuse. 2 touristes sont morts ici l’an passé.

Je vous explique le topo. 50 km de descente sur un chemin terreux parfois très caillouteux (voire défoncé), un dénivelé de 3 600 m, une largeur variant entre 3 et 6 mètres, pas de barrière de protection, des précipices variant entre 300 et 1 000 m de profondeur, des virages sans visibilité, des cascades de 100 m de hauteur arrosant la route et des camions en permanence qui descendent ou montent.

Celui qui descend, roule sur la gauche. Il voit mieux si ses pneus sont proches du vide… Toutes les 20 minutes, nous faisons une pause pour reposer nos bras car malgré les suspensions, cela vibre beaucoup.

Manue, pour une seconde fois en VTT (après San Pedro de Atacama), se débrouille super bien. Pas facile par moments car la route est encore glissante par endroits et le vide très proche.

Plus on descend, plus la végétation devient tropicale. Le climat change aussi, plus humide et plus chaud. On a commencé à 14 degrés à la Cumbre et on finira à 30 degrés au refuge.

Ici, les montagnes sont recouvertes d’une végétation luxuriante.
Parfois, on entend le moteur de certaines voitures hurler de douleur.

Après 3 heures d’effort, on déjeune dans un virage. Une cascade nous donne un peu de fraîcheur avant de repartir.

On finira le trip par un petit single track (un chemin en pente très étroit) au milieu des pâturages, qui nous conduira dans un restaurant servant de refuge animalier. Douches chaudes, déjeuner au milieu des lamas, perroquets et singes.

Il est temps de repartir. Le bus emprunte la route dans l’autre sens. L’adrénaline, on la ressent aussi dans le bus. Tout le monde est tendu car parfois les roues sont proches du vide. Tu vas le tourner ton volant ! On en menait pas large… je vous prie de le croire.

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