Territoires du Nord – Kings Canyon et son Jardin d’Eden

Nous nous réveillons avec le soleil; il est 6 h 30. Journée marathon car nous avons beaucoup de choses à voir et aussi de la route pour aller à Stuart Well où nous passerons la nuit avant Alice Springs. Nous commençons par Kings Canyon. Il n’impressionne pas par sa grandeur mais par ses couleurs, ses formations géologiques et son jardin. Un peu de géologie pour commencer !

Kings Canyon s’est formé il y a 20 millions d’années suite à une fissure dans la partie supérieure du sol. (Mereenie Sandstone)  » Rien à voir avec le car d’Israélites qui s’est arrêté dans le Colorado, il y a des centaines d’années. L’un d’entre eux avait perdu 1 dollar et tout le monde s’est mis à creuser pour le chercher !  » (blague de Coluche).

Le vent, la pluie et des torrents ont fini par créer une fracture nette entre les deux blocs, créant des cavités souterraines.

Par la suite, les parois se sont effondrées et la séparation n’a cessé de s’agrandir pour former aujourd’hui Kings Canyon. Ce qui nous a frappés, ce sont les formes rondes des rochers et leurs côtés très lisses. L’érosion, la pluie, le sable et le vent n’ont pas arrêté de travailler la roche.

Dans sa partie nord, une faille laisse entrevoir un havre de paix : Le Jardin d’Eden. On sent la fraîcheur de l’eau monter au fur et à mesure que l’on descend.
Le Jardin d’Eden est né grâce à une couche imperméable de sandstone située au fond du canyon. Au fil des années, l’eau s’est accumulée par ruissellement, formant un point d’eau long de 300 m. Un havre de végétation s’est développé dans le même temps. Un peu plus loin, des crottes indiquent la présence d’autres visiteurs que les bipèdes qui fréquentent ce canyon.

Les kangourous et les wallabies sont les espèces, avec quelques rongeurs, les plus rencontrées ici. Ils sont très actifs la nuit. C’est la raison pour laquelle il est déconseillé de rouler la nuit. L’espèce de kangourou la plus commune s’appelle l’Euro (macropus robustus). Ne cherchez pas plus loin, nous descendons directement du kangourou et non de l’arbre ! Le wallaby est plus petit et ses crottes sont plus pointues !

Une partie du canyon est un véritable patchwork comme en témoigne la photo ci-jointe. Le rouge flamboyant que l’on retrouve notamment aux couchers et levers de soleil provient de l’oxydation du fer contenu dans le sol. La roche est le résultat du compactage entre des dunes de sable et du white beach. Le noir et le vert s’invitent aussi au spectacle. La couleur blanche est le témoin de l’effondrement d’un bloc de rocher, il y a 60 ans.

Pour la pause déjeuner, nous nous rendons à Katleen Springs, une autre oasis servant autrefois de point d’eau pour les nomades Lutijta et leurs bêtes (vaches et chameaux). L’étroitesse de la gorge permettait de parquer les bêtes facilement.

Les bêtes faisaient 16 km pour venir boire ici ! Katleen Springs sert encore de point d’eau pour les émeus et les kangourous. Les nomades Lurijta ont toujours considéré ce lieu comme sacré. Interdiction de s’y baigner. La légende raconte qu’un énorme serpent veille sur cette oasis depuis 22 000 ans.
Le gouvernement australien a interdit aux nomades de faire paître leurs chameaux dans ce parc car ils ont détruit les quandongs, indispensables à l’écosystème de ce lieu.

Après le pique-nique, direction Stuart Well, un endroit célèbre en Australie car le tourisme de la région a commencé ici grâce à un Anglais, Jack Coterills. Nous avons parcouru 362 km et rencontré 3 stations-service ! Du désert, de la steppe sur des centaines de kilomètres et des routes droites à perte de vue !

La Le régulateur de vitesse de notre voiture (tu règles la vitesse et ensuite tu corriges à volonté avec un joystick !) permet de reposer un peu le pied !

Stuart Well a perdu de son image. Bar et camping un peu laissé à l’abandon. Le temps semble s’être arrêté. Les jours glorieux de ce lieu ont laissé place à une ambiance terne et un peu délabrée. Un concurrent s’est installé 100 km avant avec une infrastructure moderne et clean, mais nous préférons le côté nostalgique de Stuart Well ! Quand les cars de touristes s’arrêtent (dans le dernier, il y en avait 5 alors que le bus peut en contenir 60), le fils Jim ressasse l’épopée de son père. Il fait grimper son chien sur le piano et ce dernier envoie des huuuuuluuulements ! Au fond du pré, le bruit du groupe électrogène résonne au milieu de carcasses d’autobus et de voitures. Un pauvre émeu, 2 kangourous et 3 canards améliorent l’ambiance !

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